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Résumé et conclusion
Le contrôle biologique de la qualité des eaux de surface se base essentiellement,
dans les pays européens, sur deux niveaux d'organisation en écologie (individus et communautés).
Au niveau des individus d'une espèce, l'utilisation de la présence ou de l'absence de quelques espèces
bioindicatrices est généralement très limitée et les écologistes préfèrent employer des méthodes plus globales
basées sur l'ensemble de la communauté vivante.
Mais au niveau des biocénoses, il n'est généralement pas possible d'échantillonner, de déterminer
et d'utiliser toutes les espèces de la chaîne trophique.
Pour des raisons pratiques, il faut donc se limiter à un groupe d'organismes. Dans les pays de
la Commission des Communautés Européennes, ce sont principalement les macroinvertébrés benthiques
qui sont utilisés car ils présentent l'avantage d'être assez facilement prélevés, d'être relativement
sédentaires, d'avoir une durée de vie de l'ordre d'un an et de pouvoir être déterminés jusqu'à la famille,
voire au genre sans grande spécialisation.
La méthode développée en Belgique est un compromis entre la méthode de Woodiwiss et celle de Tuffery et Verneaux.
L'échantillonnage est effectué pendant 3 à 5 minutes au filet troubleau et l'indice est calculé selon
le tableau de Tuffery et Verneaux..
Des tests de détermination entre 6 laboratoires ont montré une grande concordance et une fiabilité
totale des estimations d'indice biotique.
Les résultats obtenus par cette méthode, au niveau d'une rivière (Amblève), montrent que l'eau est
en général de qualité bonne à acceptable mais des zones d'altération plus ou moins localisées apparaissent:
aval de Bellevaux-Ligneuville, embouchure de la Warche, de l'Eau Rouge et de la Salm etc.
Au niveau de la Province de Namur, un échantillonnage important comprenant tous les petits ruisseaux,
montre que les eaux de l'arrondissement de Namur sont moyennement à fortement altérées,
celles de l'arrondissement de Philippeville sont en général peu altérées et celles de l'arrondissement
de Dinant sont moyennement altérées.
En conclusion, ces résultats indiquent une altération profonde de quelques petits bassins hydrographiques
où il y a lieu de procéder prioritairement à leur amélioration (ex. : Orneau, Houyoux, etc.).
Il est souhaité que dans le cadre de leur enseignement, les professeurs de biologie fassent référence
à cette méthode, qui a été adaptée et simplifiée, pour que les élèves constatent par eux-mêmes les effets
des communautés humaines sur le milieu aquatique et par conséquent sur leur environnement immédiat.
Nous espérons que cette démarche conduira à une meilleure prise de conscience de ces problèmes.
