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Exemple de résultats: l'Amblève
L'amblève prend naissance près d'Heppenbach à une altitude de 600 m. Elle s'écoule ensuite
pendant 93 km sur un sol ardennais composé de limons superficiels et de débris schisto-gréseux.
L'ensemble de son bassin se situe presque entièrement sur terrain primaire, en majeure partie du
Dévonien moyen et inférieur, du Silurien et du Cambrien. Près de 50%, des terres du bassin de
l'Amblève sont couvertes de forêts de feuillus, le reste étant consacré aux terrains agricoles,
prairies et zones rurales (Jadot et al, 1980).
La région compte de 10 à 150 habitants par km2.
Après les fusions des communes de 1977, le nombre d'habitants par nouvelle commune varie d'environ 2.000
(Trois-Ponts) à 10.000 habitants (Malmédy).
Des entités comunales comme Stavelot, Vielsam, Amel, Bütgenbach comptent de 5 à 6.300 habitants.
Toutes ces agglomérations sont amenées à déverser leurs eaux usées dans l'Amblève ou dans ses
affluents.
A cela s'ajoute une série de pollutions industrielles telles que eaux usées de laiteries, papeteries,
tanneries et carrières.
Afin d'examiner la qualité biologique des eaux du bassin de l'Amblève, l'Unité d'Ecologie des Eaux
Douces a effectué dans le cadre d'un projet C.S.T.-I.H.E. une double série de prélèvement
(printemps-automne) à 67 stations différentes (Jadot et al, 1980).
Afin d'illustrer la méthode proposée, seuls les résultats des prélèvements de la première campagne
(automne 1979) obtenues pour 10 stations du cours principal de l'Amblève sont repris ci-dessous.
On constate que 43 unités systématiques (Tableal IV) ont été capturées pour l'ensemble des 10 stations.
Toutefois, ces captures varient d'une station à l'autre, atteignant un minimum de 10 unités
systématiques aux stations 5 et 9 et un maximum de 26 U.S. à la station 7.
Pour calculer l'indice biotique, on utilise le tableau II de détermination des indices sur base
des résultats de prélèvements (tableau IV) et on recherche les groupes faunistiques rencontrés en
commençant par la ligne 1 : les Plécoptères ou Ecdyonuridae. Par exemple, pour la station l,
on a capturé 3 genres de Plécoptères (Leuctra, Dinocras et perlodes), on se situe donc dans
le tableau de détermination des indices sur la ligne 1 (Plécoptères) , sous-ligne 1 (+ d'une U.S.).

Le nombre total des unités systématiques présentes à cette station étant de 25, on obtient un indice
biotique de 10 (dernière colonne) puisque l'on a plus de 16 unités systématiques (U.S.).
Un autre exemple, à la station 5 (Tableau IV), on ne trouve pas (tableau II, ligne 1) de Plécoptères
ni d'Ecdyonuridae, on ne trouve pas (tableau II, ligne 2) de Trichoptères à fourreaux (seulement un
trichoptère libre: Rhyacophilidae) , on ne trouve pas (tableau II, ligne 3) d'Ancylidae ni
d'Ephéméroptères.
Par contre, on trouve des Mollusques (tableau II, ligne 4)
et comme on a, au total, 10 unités
systématiques (tableau IV) on obtient la valeur d'indice 5 croisement 4ème ligne et 3ème colonne
du tableau II).
Cet exercice peut être poursuivi pour les autres stations afin de vérifier la bonne compréhension
de la méthode.
Pour mieux visualiser le résultat, les indices biotiques obtenus le long du cours de l'Amblève
sont reportés sur un graphique (fig. 6) lui reprend toutes les stations étudiées par Jadot et al
(1980).
On constate que près de sa source, la qualité de l'eau est très bonne (I.B. 8 10), qu'elle s'altère
à hauteur de Bellevaux-Ligneuville : station 5 : (I.B. 8 5), qu'elle récupère ensuite (stations 6 et 7, I.B. 8,9 et 10)
pour subir à nouveau une pollution importante provenant le la Warche qui charrie des déchets
organiques (égouts) et chimiques (tanneries et papeteries).
Cette pollution persiste jusqu'à Stavelot. L'indice remonte alors légèrement mais diminue encore
à l'embouchure de la Salm.
En aval de la cascade de Coo, l'indice biotique remonte car les macroinvertébrés exigeants trouvent
à nouveau un milieu favorable à leur développement notamment une bonne oxygénation.
Après une légère diminution d'indice en aval de la Lienne (station 16), l'Amblève présente des
indices plus élevés (pollution faible à très faible), et ce jusqu'à sa confluence avec l'Ourthe,
grâce, à une bonne oxygénation (succession de rapides) et à une auto-épuration naturelle non perturbée
(passage dans des zones non habitées).
Ces résultats peuvent également être visualisés en les répartissant en 5 classes de qualité
différente et en les reportant sur une carte (cfr cartes I.H.E., 1981) du réseau hydrographique
(carte su 1/25.000 ou au 1/10.000 de l'Institut Géographique National).

Résultats de l'analyse biotique
du cours d'eau de l'Amblève d'après Jadot et al, 1980)
(+ : au moins 2 individus)
ce tableau ainsi qu'un tableau vierge
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